ponsTitre : L’île engloutie, une lecture de Paul Klee
Auteur : Maurice Pons
Éditeur : Invenit
Nombre de pages : 33
Date de parution : 25 février 2011

 

Résumé :
 » Ce sont les tableaux qui nous regardent  » : ces seuls mots découverts au réveil d’un matin onirique, autrefois prononcés par Paul Klee, plongent l’écrivain Maurice Pons dans l’univers de L’Île engloutie (1923), une aquarelle conservée au LaM – Lille métropole, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, avec deux autres oeuvres de l’artiste. On retrouve avec bonheur cet écrivain à l’oeuvre parcimonieuse et son écriture vagabonde, d’où jaillissent des univers mêlant réalité et fantastique. Maurice Pons réussit avec malice à nous transmettre la ferveur qu’il partage avec Paul Klee pour les mondes du rêve. Ce livre est un voyage au coeur de la peinture, la quête partagée d’un  » paradis inimaginable « .

Mon avis :
Tout d’abord, je tiens à souligner la qualité de cette édition. Elle nous présente de manière complète une oeuvre (reproduction du tableau dans le rabat de la couverture), la biographie d’un peintre et celle d’un auteur.
Je trouve intéressant qu’un célèbre auteur nous traduise son ressenti devant l’oeuvre d’un peintre ou d’un musicien.
Dans ce même domaine, j’ai lu et apprécié « Lettre à Delacroix » de Tahar Ben Jalloun. L’analyse y était plus complète car il s’ agissait de relier plusieurs tableaux du peintre avec un pays, le Maroc. De même, j’ai aimé les romans d’Eric-Emmanuel Schmitt consacrés à Mozart et Beethoven. Je suis passionnée de lecture, mais
sûrement moins à l’aise sur la peinture et la musique et j’apprécie que la littérature me permette une vision éclairée de ces deux autres domaines.
Ici, Maurice Pons intègre un rêve, une idée personnelle dans un tableau de Paul Klee. Effectivement, c’est le tableau qui regarde l’écrivain et  dévoile ses pensées profondes. J’ai beaucoup aimé le style fluide et léger de Maurice Pons que je n’avais pas encore lu.
Face à ce tableau, j’ai eu grâce à l’auteur, une impression de magie, de quiétude devant ce camaïeu de bleus. Le regard se laisse porter et rassurer par cette étoile protectrice au-dessus des maisons.
Je n’ai pas bien saisi le rapport avec la toile du Kremlin mais je suppose que cette étoile a guidé Maurice Pons vers son lieu d’intérêt qui était ce lieu russe. C’est ce que la toile de Klee a vu au plus profond de l’écrivain.

Je remercie Le Club Libfly et les Éditions Invenit pour cette lecture assistée d’une œuvre d’art. Maurice Pons m’ a permis d’accéder à un autre domaine, m’a ouvert une porte vers une œuvre d’art.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

17 avril 2014 à 14 h 20 min

Merci pour ton avis, il me donne envie de lire ce roman, le domaine de la peinture m’intéresse beaucoup.



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