raisTitre : L’ombre d’un écrivain
Auteur : Condie Raïs
Éditeur : Auto-édité
Nombre de pages : 179
Date de parution : juin 2013

Auteur :
Condie Raïs est l’auteur d’un recueil de nouvelles,  C2H4O2 (nouvelles grinçantes et petites méchancetés)L’ombre d’un écrivain  est son premier roman.

Présentation de l’auteur :
Isabelle n’en peut plus du harcèlement permanent des fans du romancier Marc Mussaut, dont les livres sentimentalo-érotiques se vendent par conteneurs dans le monde entier. Elle le déteste. Si elle le pouvait, elle irait lui faire la peau. Et pourtant, elle va devoir lui servir de nounou. Faire de lui un homme. Et un écrivain, si possible. Parce que pour couronner le tout, ses best sellers, ce n’est même pas lui qui les écrit…

Mon avis :
Un jour, Condie Raïs a contacté mon blog pour me proposer la lecture de son recueil de nouvelles C2H4O2. Son message reflétant à la fois l’humilité et la détermination m’avait séduite et j’ai vraiment apprécié ses nouvelles qui débordaient d’originalité, de dérision et de naturel.
A l’écoute de ses lecteurs, Condie a repris deux de ses textes pour en faire un court roman, L’ombre d’un écrivain. Je ne pouvais qu’accepter de le lire pour mon plaisir et pour suivre cet auteur ( je crois qu’elle n’aime pas le mot « auteure ») qui se débat courageusement dans le monde infernal de l’édition.
Ce court roman est d’ailleurs une illustration des difficultés de l’écrivain moderne. Et c’est avec un humour grinçant que Condie se moque des grandes maisons d’édition et des auteurs « populaires » qui écrivent souvent et rapidement des romans commerciaux principalement appréciés par le lectorat féminin ( là, je m’insurge un peu contre ce sexisme un peu facile).
 » Eh bien un nullard dénué de la moindre once de talent peut vendre des millions de livres, tandis qu’un surdoué peut passer sa vie sans le sou. »
Condie s’en va en guerre en n’hésitant pas une seconde à donner comme nom de plume au personnage de Marc Lévy, écrivain débutant sans succès, Marc Mussaut. N’y voyez aucune allusion douteuse puisque c’est simplement la contraction des débuts de Muscadet et Sauternes, deux vins blancs très appréciés de la  voisine de Marc,  Condie qui deviendra son nègre.
Face à ce jeune écrivain qui cherche le succès facile, intervient le personnage d’une autre nouvelle du premier recueil, Isabelle, une jeune femme passionnée de littérature anglo-saxonne ( Fante, Bukowski, Brautigan…), comme quoi toutes les femmes ne lisent pas que de la romance et du SM. Licenciée par un patron borné, elle deviendra par l’intermédiaire de Condie, le coach de Marc.
 » La puriste de la belle littérature qui chaperonne l’écrivain le plus fadement commercial de la décennie, il fallait le trouver. »
Condie Raïs parvient avec une histoire simple et emplie d’humour à montrer du doigt les failles du milieu littéraire. Il ne faut pas généraliser et fort heureusement, les maisons d’édition publient de grands auteurs mais il est sûrement vrai ( avis de néophyte car je ne connais pas le quotidien du monde littéraire) qu’un roman facile avec une grosse promesse de tirage séduira plus rapidement qu’un premier roman original et courageux.

Aussi, un modeste blog se fait un plaisir de parler d’un premier roman moderne et original qui a de plus, une superbe couverture, même si ce n’est pas de la grande littérature et évitera de plébisciter les romances ou les livres de SM qui n’ont plus besoin de publicité.

Avec l’accord de Condie Raïs, je propose ce livre pour l’opération de la Rentrée Littéraire OFF de Bookinity.net

Challengedelete plume premier roman

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

12 septembre 2013 à 7 h 59 min

J’ai aussi lu ce roman et j’avais vraiment apprécié ma lecture! J’aime beaucoup l’humour de Condie Raïs 🙂



13 septembre 2013 à 20 h 32 min

Une nouvelle écrivaine à découvrir, ton billet donne envie d’en connaître un peu plus



15 septembre 2013 à 13 h 01 min

Ca donne bien envie de découvrir le roman et son auteur 😉



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