rufinTitre : Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi
Auteur : Jean-Christophe Rufin
Éditeur : Guérin
Nombre de pages : 258
Date de parution : avril 2013

 

Auteur :
Jean-Christophe Rufin, né à Bourges dans le Cher le 28 juin 1951, est un médecin, historien, globe trotteur, écrivain et diplomate français.
Il a été élu en 2008 à l’Académie française dont il est le plus jeune membre.
Ancien président d’Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie.

Présentation de l’éditeur :
Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le «Chemin du Nord» jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
«Chaque fois que l’on m’a posé la question : « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout
Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Mon avis :
Quel plaisir de lire la plume d’un académicien! En fait, je ne suis pas sûre que le titre implique la qualité mais j’ai savouré cette écriture fluide et lumineuse. Comment restituer la mémoire d’un parcours solitaire et difficile en un récit aussi riche, c’est tout l’art d’un grand écrivain.
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en traversant le Pays Basque riche en sous-bois, landes et champs puis la Cantabrie malheureusement un peu trop bétonnée, les Asturies, point culminant de la portion religieuse avec ses édifices préromans et enfin la Galice, étape finale un peu touristique.
Chacun fait son chemin comme il l’entend. Armé du credencial (passeport de pèlerin) et d’un sac à dos, certains partent de leur domicile, d’autres d’Hendaye ou d’une ville du chemin. Certains cherchent Dieu, d’autres les rencontres.
L’auteur connaît ainsi le manque de confort, la crasse, les crevasses aux pieds, les ronfleurs. Il fait des rencontres plus ou moins aimables mais savoure surtout la solitude en pleine nature.
 » l’esprit du chemin est bien là, dans ce désir de parcourir le monde pour le fuir et de retrouver les autres là où il n’y a personne. »
L’important est que cette solitude, cette épreuve libèrent l’esprit pour retrouver l’essentiel.
«  Reste que, par le détour du corps et de la privation, l’esprit perd de sa sécheresse et oublie le désespoir où l’avait plongé l’absolue domination du matériel sur le spirituel, de la science sur la croyance, de la longévité sur l’éternité de l’au-delà. »
Pour Rufin,  » Compostelle est un pèlerinage bouddhiste » qui met son « moi en résonance avec la nature. »
Ce fut une aventure intéressante ( et moins fatigante) que de partager ce chemin avec l’auteur, une expérience qui semble vite s’oublier en reprenant le quotidien mais qui reste bien là, au fond de l’âme du pèlerin.

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Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

19 septembre 2013 à 11 h 35 min

J’adore la plume de Rufin, je compte bien lire cet ouvrage un jour aussi 🙂



19 septembre 2013 à 11 h 55 min

C’est drôle, mais chez lui, je préfère ses oeuvres non romanesques. Le léopard sur le garrot vaut le coup d’être lu .



19 septembre 2013 à 15 h 42 min

Et quel humour aussi!





alexmotamots
20 septembre 2013 à 11 h 10 min

L’auteur a donc su faire partager sa passion.



20 septembre 2013 à 12 h 12 min

Je le lirai car Alex m’avais déjà alléchée et tu me tente également



21 septembre 2013 à 9 h 19 min

Je suis une éternelle amoureuse de la plume de Jean-Christophe Rufin. J’ai lu tous ces livres précédent et j’avoue qu’à chaque fois, j’ai été enchantée, tant par la plume de l’auteur, que part son originalité et sa facilité à se renouveler. Il me faut encore me plonger dans cette randonnée, ce qui ne saurait tarder.



21 septembre 2013 à 15 h 29 min

J’ai très envie de le lire celui-ci ! Les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle me font penser à ma région d’origine qui en grouille 😉



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