rogerTitre : Trente-six chandelles
Auteur : Marie-Sabine Roger
Éditeur : La Brune au Rouergue
Nombre de pages : 278
Date de parution : 20 août 2014

Auteur :
Marie-Sabine Roger est une écrivain française née en 1957 à Bordeaux (France). Son précédent roman Bon rétablissement (La Brune au Rouergue 2012) fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Jean Becker avec Gérard Lanvin et Fred Testot. La sortie en salle est prévue le 17 septembre 2014.

Présentation de l’éditeur :
Mortimer s’est préparé à mourir le jour de ses 36 ans, comme cela a été le cas pour tous ses ascendants mâles. Il a quitté son travail, rendu son appartement et vendu sa voiture… mais la malédiction ne s’abat pas sur lui. Que reste-t-il à faire, lorsue la mort attendue ne vient pas ? Il faut apprendre à vivre vraiment ! Après ses précédents succès, notamment La Tête en Friche et Bon Rétablissement, tous deux adaptés au cinéma par Jean Becker, Marie-Sabine Roger revient avec un roman plein d’humanité, aux personnages émouvants, croqués avec humour et justesse. Une belle réflexion sur le sens de la vie !

Mon avis :
Qu’est-ce que cela fait du bien de croiser Paquita et Nassardine.  » Je les aime ces deux-là » . Ils sont bons comme du bon pain, simples et généreux. La tendresse un peu naïve de ce « Groucho Marx » et de cette « dragqueen à la retraite » fait du bien à notre héros, Mortimer Decime.

 » Nassar et Paquita n’étaient ni sourds ni dupes. Ils étaient seulement philosophes. L’étroitesse d’esprit, la bêtise ordinaire, ils les avaient connues dans leur propre famille. Ils savaient de longue date ce que ça peut engendrer. »

Il faut dire qu’il se retrouve un peu déboussolé. A trente-six ans, il attendait la mort comme tous les premiers fils Decime. Depuis des générations, il en va ainsi, la mort frappe le jour des trente-six ans à onze heures. Mais ce jour-là, Paquita arrive dans l’appartement de Morty, le trouve allongé en costume mais il ne se passe rien.

Quand on est certain de la date et l’heure de sa mort, on prévoit sa vie en conséquence. Risque-tout dans sa jeunesse, un petit boulot sans prétention au ministère, surtout pas de femme qui va devenir veuve et pas d’enfant pour casser cette malédiction.

Et même quand il rencontre Jasmine  » espiègle, mutine, malicieuse, taquine » « ni belle, ni jolie mais tellement plus que ça« , il ne s’accroche pas quand elle part aux États-Unis.

Mais alors, pourquoi n’est-il pas mort comme son arrière grand-père, son grand-père, son père?  » De révélations en éclaircissements, de méprises en erreurs, de mensonges en impostures« , Morty avec l’aide de sa tante et de ses deux plus grands amis va tenter de comprendre son origine et son destin.

L’intrigue est déjà originale mais, de plus, l’auteur a une facilité d’écriture et un style qui m’ont comblée de bonheur.

Des petites phrases qui font sourire, des personnages originaux, des situations rocambolesques, de quoi passer un merveilleux moment de lecture.
 » Mais quand on est marié à une couturière, on ne se faufile pas en dehors des lisières. »
 » moi qui mangeait les choux, lui qui était dedans. »
voilà le ton de cette histoire bien menée.

Grosse bouffée de tendresse et d’humour pour ce roman.

rentrée nouveaux auteurs bac2014

Rapprochement de lecture : encore une malédiction familiale qui frappe les aînés d’une lignée comme dans le premier roman d’Irina Teodorescu, La malédiction du bandit moustachu

 

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

2 septembre 2014 à 11 h 38 min

Je l’ai noté, parce que j’ai l’impression que c’est à peu près le seul livre gai de cette rentrée !



3 septembre 2014 à 15 h 37 min

Hâte de le découvrir !



4 septembre 2014 à 8 h 21 min

Ce titre semble aussi bien que le précédent « Bon rétablissement » que j’avais beaucoup apprécié aussi pour la sensibilité, la tendresse et l’humanité qui s’en dégage.
Cela change aussi dans cette rentrée …



4 septembre 2014 à 21 h 42 min

Drôle de motif tout de même…. Cela paraît tout à fait invraisemblable. Mais si le résultat est bon, pourquoi pas ?



    5 septembre 2014 à 7 h 16 min

    Quand le livre me plaît et surtout qu’il est sur ce ton, je peux oublier ce qui paraît invraisemblable. Par contre, sur un roman qui se « veut sérieux », ça ne passe pas.



5 septembre 2014 à 9 h 27 min

Je le voulais déjà mais avec ta chronique c’est sur que je veux et que je vais le lire ^^



5 septembre 2014 à 18 h 51 min

Chouette ! Un roman de la rentrée pas plombant !



alexmotamots
5 septembre 2014 à 21 h 21 min

Chic, un nouveau roman de cette auteure !



18 septembre 2014 à 7 h 18 min

Ta conclusion définit très bien l’auteur



27 septembre 2014 à 23 h 22 min

J’ai lu Bon rétablissement début septembre et j’ai vraiment hâte de lire celui-ci ♥ Ton billet m’y encourage



28 septembre 2014 à 15 h 44 min

Coucou, Comme toi j’ai beaucoup aimé ce roman. Un roman qui fait du bien !



    28 septembre 2014 à 17 h 07 min

    Et c’est apparemment une marque de fabrique de l’auteur. Bon rétablissement marche bien aussi au cinéma.



      28 septembre 2014 à 18 h 54 min

      Je suis allée le voir et j’ai pas trouvé ça formidable… par contre j’avais beaucoup aimé « la tête en friche » comme film. Je n’aime pas trop lire le roman après avoir vu le film… du coup je ne pense pas lire ces deux romans. Peut être « vivement l’avenir ». As-tu lu ses autres romans? Bon dimanche



      28 septembre 2014 à 21 h 08 min

      Non, c’était mon premier livre de l’auteur. Mais j’en lirai d’autres.
      Je préfère aussi lire les livres avant de voir un film.



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