Titre : Du côté des vivants
Auteur : Violaine Bérot
Editeur : Buchet Chastel
Nombre de pages : 175
Date de parution : 21 août 2025
Vivre avant de mourir
Greg vient de passer une semaine dans un grand centre de cancéreux. Sa séance agressive de chimiothérapie l’a laissé pour mort à son domicile. Alors, il se retrouve dans un petit hôpital sous la protection efficace d’une jeune médecin d’origine argentine. Sa décision est prise. Il ne retournera pas dans le grand centre, il préfère vivre pleinement les quelques mois qui lui reste.
Ici il a réalisé que c’en était terminé de l’inutile agonie, qu’il retournait du côté des vivants.
C’est noté dans son carnet. Et il va convoquer dans sa chambre d’hôpital tous ceux qui ont compté pour lui. Paul, son meilleur ami sera le chef d’orchestre de ces ultimes rencontres.
Dernières rencontres
Et cela commence avec le malade qui occupe l’autre lit de la chambre 308. Le rideau qui les sépare s’ouvre et Greg découvre Alphonse, un vieil homme au cœur fragile. Alphonse, la mort, il la connaît. Il a perdu sa fille aînée quand elle avait sept ans. Mais elle n’a jamais quitté son regard.
D’ailleurs, chaque personnage, soignants ou visiteurs, porte en lui la mémoire d’un être cher disparu. Et le vol d’un milan, une phrase prononcée, une situation fragilise parfois la carapace qui recouvre les blessures.
Bien sûr, le meilleur remède au malheur est ce regard que l’on porte sur l’autre. Un regard bienveillant qui laisse enfin penser que l’on existe pour quelqu’un. Et que cette peine, qui, parfois, nous rend agressif, peut s’alléger grâce à la considération de l’autre.
Un roman d’une simplicité touchante
Violaine Bérot nimbe de simplicité et de lumière ce récit pourtant cruel sur la fin de vie. Cela m’a parfois désarçonnée tant de légèreté face à un sujet si grave. A l’image des parents de Greg, les personnages usent de choses futiles pour éloigner le pire.
L’auteur profite aussi de cette histoire touchante pour évoquer les difficultés du milieu hospitalier. Manque de personnel, de matériel, gâchis hospitalier, fatigue des soignants et non-reconnaissance des médecins étrangers qui sauvent notre santé.
Une lecture facile et une vision lumineuse de la fin de vie.

Commentaires
Très tentant et la couverture est magnifique 😀
Ce roman a touché de nombreux lecteurs. Simple mais beau
Je trouve plutôt attirant la légèreté ici, car les romans sur la fin de vie sont plus souvent « lourds » et difficiles.
Oui c’est vrai. Et puis sans occulter les problèmes de l’hôpital, l’auteur le rend aussi plus humain. Car derrière des personnes un peu fermées, il y a des histoires humaines, des douleurs qui s’allègent quand on les partage. C’est ce que j’ai aimé dans ce livre.