Titre : Tout ira bien
Auteur : Laurent Nunez
Editeur : Rivages
Nombre de pages : 256
Date de parution : août 2025
La famille
Éditeur et écrivain, Laurent Nunez aime profondément la littérature. Quelques temps après la mort de son père, il ressent le besoin de revenir sur son enfance. Car on n’échappe jamais tout à fait à ses premières années. Surtout lorsqu’elles se déroulent dans une famille singulière, gouvernée par des rites étranges et un sens aigu de la modestie.
Admets-le : si adulte qu’on soit, ou qu’on s’espère, on échappe peu à son enfance , aux étranges remèdes qu’on nous a appris, aux grands pouvoirs qu’on nous a fait espérer, aux sévères châtiments qu’on nous aura fait attendre très longtemps – et même toute la vie.
Dans la famille Nunez, on ne se vante pas : on se fait discret, presque invisible, pour ne pas attirer la colère des dieux. Le mot d’ordre, mystérieux et inventé, est le « koutoufatou ». Mais que recouvre ce terme ? Qu’est-il arrivé pour qu’un tel mantra devienne leur règle intime ? En interrogeant l’amour, la perte et le passage du temps, ce roman s’attache à éclairer cette énigme.
L’obsession de la superstition
Laurent Nunez fouille le passé de ses parents pour comprendre ce qui a pu alimenter leur peur de vivre. Une séparation précoce pour sa mère, née à Casablanca ; un environnement rude pour son père, grandi à Tanger ; puis l’exil du couple, qui quitte le Maroc en 1972 pour s’installer à Orléans.
Avec humour et tendresse, l’auteur déroule les petites manies familiales : croix autour du cou et main de Fatima, plante de la fortune et autres gri-gris semblent presque anodins comparés aux obsessions des oncles et tantes. Le sommet du burlesque est atteint lors des vacances chez Pampi, collectionneur improbable de saints prépuces, ou dans l’épisode rocambolesque du vol d’une plante porte-chance.
Une comédie douce-amère
La superstition peut-elle protéger de la peur ? À travers son histoire familiale, Nunez remonte aussi le fil de son parcours d’adulte : professeur devenu critique au Magazine Littéraire, puis éditeur au Cerf de 2017 à 2020. Au contact des frères du couvent, il engage de longues discussions sur la frontière entre superstition et foi.
De cette matière émane un roman à la fois drôle et douloureux, une méditation sur « la vie qui passe, qui est bizarre et qu’on gâche parfois, mais qui est belle quand même ».
Une lecture mitigée, avec quelques passages amusants, mais un style assez ordinaire et une portée limitée

Commentaires
Encore un auteur qui parle de sa famille… Et pas de manière particulièrement habile on dirait… Je passe !
Eh oui, moi aussi, je les fuis un peu. J’ai lu celui-ci en juillet dans le cadre du jury Fnac. Je ne serais pas allée naturellement vers lui.
Dommage, j’aime beaucoup la dernière citation : « la vie qui passe, qui est bizarre et qu’on gâche parfois, mais qui est belle quand même ».
Elle illustre tout de même la superficialité.