Titre : La petite zone avec de la lumière
Auteur : Sébastien Ménestrier
Editeur : Zoé
Nombre de pages : 128
Date de parution : août 2025


Fin de dépression

Bastien tente de renouer avec la vie. Après le départ brutal de sa femme et de son fils, son cœur s’est emballé, jusqu’à l’hospitalisation et la cure de sommeil à Saint-Louis. En ce matin de novembre 2018, il reprend enfin le chemin du travail. Il est AESH — « quatre lettres à la con », dit-il, tant personne ne sait vraiment ce qu’elles recouvrent. Concrètement : il accompagne Thomas, huit ans, un enfant qui ne parvient pas à suivre le rythme de la classe.
Ce métier, Bastien l’aime profondément, bien davantage que tous les petits boulots qu’il a enchaînés depuis vingt ans. Adolescent, il écrivait déjà des poèmes pour sa sœur : l’écriture est sa passion, et quelques-unes de ses histoires viennent s’intercaler dans le récit.

Un quartier, une famille

Son quotidien nourrit son imaginaire. Coco, sa mère, l’a élevé seule, dans une discipline aussi rigide qu’impersonnelle. Femme froide, solitaire, elle a fait fuir très tôt Anouk, la sœur de Bastien, qui ne lui adresse plus la parole. Bastien, lui, reste très proche d’Anouk.
Il y a aussi Nino, son fils, dont il guette les appels, les visites, les promenades dans leur petit coin de forêt.
Et puis il y a le quartier populaire, les tensions sociales, les violences policières en pleine crise des gilets jaunes. Bastien observe la misère des immigrés, des enfants livrés à eux-mêmes, de ces vies abîmées auxquelles personne ne semble accorder le droit au bonheur.

Des petits riens

Avec une grande délicatesse, Bastien raconte ces « petits riens » qui composent l’existence : sa famille, Thomas, les voisins, les silhouettes croisées. Sur ses cahiers, il invente aussi d’autres vies. Réelles ou imaginées, elles portent toutes les mêmes failles — accidents, blessures, fêlures — qui donnent à ses personnages une beauté fragile.

Un roman sensible

Sébastien Menestrier signe un roman intimiste, presque éthéré, qui laisse derrière lui une impression de vulnérabilité diffuse. Une sensibilité indéniable, même si l’ensemble manque parfois de profondeur ou d’incision.

 

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

28 novembre 2025 à 10 h 57 min

Quelque chose me dit qu’il ne te restera pas en mémoire longtemps.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En savoir plus sur Sur la route de jostein

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture