Titre : Dadji, De Dakar à Djibouti, à la rencontre de la grande initiative verte panafricaine
Auteur : Elodie Arrault 
Illustrateur : Joël Alessandra
Editeur : Futuropolis
Nombre de pages :
Date de parution : 

 

Les passions d’Elodie

Elodie Arrault a découvert l’Afrique lorsqu’elle était étudiante. Elle y avait rejoint son petit ami pendant son service militaire. A la mort d’Houphouët-Boigny, elle rentre en France. Puis elle fonde une famille dans le Beaujolais.
Sportive de haut niveau, elle pratique l’ultra-trail qui allie dépassement de soi et immersion dans la nature.
Malheureusement, des drames personnels successifs la plongent dans le chagrin et le doute.

Se dépouiller de soi et se mettre au service des autres et de la Terre.

Elle commence à travailler dans une ONG, La Guilde. Aux larges des côtes mauritaniennes, où elle ramasse le plastique, elle rencontre Maurice Freund, Président de Point Afrique. Il l’emmène dans l’Adrar, là où Pierre Rabhi développe un village écologique.
Pendant le COVID, elle se forme à l’agro-écologie. Finalement, en 2022, elle vend sa maison et part en co-voiturage jusqu’en Mauritanie.
Son projet est de rallier Dakar à Djibouti, soit 8000 kilomètres en longeant la Grande Muraille Verte. Pour cela, elle optera principalement pour le trek, le vélo ou la caravane de chameaux. Ce projet fou a pour objectif de partager au fil de ses étapes les pratiques des uns et des autres, de réfléchir à de nouvelles méthodes de consommation. Mais c’est aussi un moyen de se retrouver face à elle-même.

Une énergie folle, communicative

L’expérience d’Élodie force le respect. C’est physiquement et moralement éprouvant. Mais quelle richesse dans ce partage humain et écologique.

 

La voyageuse apprécie une fois de plus la gentillesse et l’hospitalité des africains.
Avec elle, nous rencontrons des locaux, souvent des femmes, impliqués dans la création de jardins, de coopératives. Nous découvrons les projets de reforestation, la restauration essentielle de la mangrove.
Parfois, l’auteur met le projecteur sur un arbre local. Elle met en lumière tout ce qu’il peut apporter à la communauté.


Sans vraiment s’apesantir, elle évoque aussi les freins aux projets des ONG. La sécheresse, la corruption, l’échec des politiques environnementales, les guerres civiles, l’appauvrissement des sols avec l’extraction de l’or ou les cultures pour l’exportation comme le coton ou les roses.

Un récit passionnant et inspirant

Dadji est un carnet de voyage, superbement illustré par Joël Alessandra. Ses aquarelles offrent des couleurs lumineuses. Parfois, un dessin en noir et blanc s’immisce, donnant encore plus d’éclat aux autres tableaux.

Non seulement Elodie fait le lien entre tous les acteurs de la Grande Muraille Verte, mais elle nous implique aussi dans cette aventure. Ébahis par son courage et sa détermination,  nous découvrons aussi à chaque page,  un projet, un lieu, un acteur du changement.
J’ai beaucoup aimé son projet symbolique de planter un arbre dans certains lieux de son passage, d’y puiser chaque fois une poignée de terre. Arrivée à Djibouti, elle plante un acacia en y ajoutant toutes les terres collectées sur son chemin. Voilà une belle illustration du partage. Comment en assemblant les ressources de chacun, on peut créer l’espoir et la vie.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

Elodie Arrault
12 mai 2025 à 22 h 16 min

Merci beaucoup pour ce joli résumé. Votre lecture et votre appréciation me touchent sincèrement. Élodie



    13 mai 2025 à 7 h 57 min

    Merci à vous pour ce partage d’expérience. J’espère que cette bande dessinée suscitera une prise de conscience. Vous continuez ainsi à essaimer.
    Admiration et respect.



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