Titre : Home sweet home
Auteur : Chloé Cruchaudet
Editeur : Futuropolis
Nombre de pages : 112
Date de parution : 9 septembre 2026

 

Le logement et les jeunes

Se loger est un thème sensible dans notre société actuelle. Les jeunes sont particulièrement confrontés à ce problème. Chloé Cruchaudet illustre avec brio ce sujet crucial.
Trois amis, qui partagent un atelier, sont chacun confrontés à la difficulté de trouver un logement. Nine vit dans un appartement étriqué mais optimisé, genre camping-car de Barbie. Lucca partage un squat meublé de choses récupérées sur les trottoirs. Mais il ne devrait pas tarder à être expulsé. Marie a investi en achetant un appartement à crédit. Mais depuis, elle vit dans un chantier perpétuel.
Avec ces trois exemples, la problématique est clairement exposée. Et le temps d’une journée, l’auteur nous invite à visiter chacun des logements et à découvrir quelques souvenirs de leurs familles. Histoire de confronter les générations.

Trouver son nid

Autrefois les maisons étaient conçues pour des familles. Les parents immigrés de Lucca vivaient à plusieurs dans une seule pièce. Mais chaque génération souhaite s’inventer de nouveaux espaces.
Et sûrement s’affirmer en opposition aux parents. D’ailleurs, Nine rêve d’un endroit épuré. Elle a souffert de la surcharge d’objets dans la maison de ses parents brocanteurs. Les femmes comme Marie n’hésitent pas à se lancer dans de gros chantiers.
L’écologie, l’évolution des genres ou du couple offrent ainsi de nouvelles perspectives.
Et puis, la nouvelle génération porte une attention particulière à l’adéquation de leur lieu de vie avec leur bien être. Pour se sentir bien, chacun doit s’approprier son espace.
C’est une analyse pertinente du rapport au logement de la nouvelle génération. Dans ces trois personnages, j’y ai reconnu des proches.

Du texte à l’illustration

La couverture donne de suite le ton avec ses couleurs, ses personnages et les formes des habitations. Des lignes pures, une économie de couleurs et des personnages en situation.
Trois personnages, trois couleurs. Nine avec ses immenses lunettes et sa coiffure figée a la douceur de son gros pull rouge. Lucca porte un pull bleu et Marie une marinière jaune. Quelques pages sepia expriment les souvenirs d’enfance. Les illustrations s’attribuent l’espace de manière assez classique mais sans bordure. Pour finalement trouver un lieu sans contour, un endroit lumineux ouvert sur le monde.
Avec cette bande dessinée, Chloé Cruchaudet propose une réflexion sociologique sur l’habitat. C’est à la fois drôle et pertinent.
Une manière passionnante de regarder au-delà des murs.

 

 

 

 

Auteur/autrice

contact@surlaroutedejostein.fr

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