Titre : Pourquoi je mens
Auteur : Pauline Klein
Editeur : L’Arbalète Gallimard
Nombre de pages : 
Date de parution :

 

Le manque du père

Pauline apprend la mort de son père par une simple phrase sans affect ni prévenance.

Ton père, Bernard, est mort.

Une phrase prononcée par sa mère, un samedi soir après une séance télé. Pauline n’avait que dix ans. Abandonnée par son père, elle a été élevée par Alexandre, le nouveau compagnon de sa mère.
A quarante-cinq ans, que lui reste-t-il de Bernard ? Une photo, le souvenir de quelques week-ends en sa compagnie, son goût pour le lait au chocolat.

C’est à partir de ce supposé grand évènement que j’ai commencé à manipuler la vérité.

Le mensonge devient sa façon d’avancer, de survivre à sa douleur d’enfance.

La difficulté de se construire.

Pauline s’est toujours sentie abandonnée. Adolescente, elle dépensait sans compter ou volait dans les magasins. Adulte, elle ne croyait pas aux histoires d’amour. Alors, elle a fait marcher les hommes. Même le gentil et amoureux Roman, qui restera pourtant toujours son meilleur ami.
Comment se construire avec le manque d’amour et de reconnaissance du père ? Alors, Pauline enquête auprès de la famille. Mais les avis divergent. Et on dirait qu’il n’y a rien à savoir sur cet homme.
Pauline engage un détective privé. Un peu loufoque, Martin Ferrand ajoute une touche d’humour dans cette histoire. Sans toutefois aider véritablement sa cliente.

Il régnait autour de son histoire un mutisme, une sorte de stupeur indifférente.

Un récit intime erratique

Le recherche du père, la quête d’identité sont des sujets classiques en littérature française. Chaque auteur y applique sa vision personnelle. Pauline Klein mêle les temporalités, enquête tous azimuts, sonde son propre rapport aux hommes. L’auteur analyse quelques aspects de la paternité des hommes de cette époque. Bernard Klein est né en 1942. Les pères ne montraient pas leur sentiments.

Le véritable amour d’un homme pour sa fille ne se dévoile pas, il est pudique, réservé. Enfoui.

Avec beaucoup de détours, sûrement liés à l’impossibilité de clore cette histoire, Pauline s’évertue à vouloir trouver une image de son père. Mais il ne semble y avoir que des manques dans les différentes versions de chacun.
Pauline peut-elle faire le deuil du deuil de ce père qui semble lui-même avoir occulté la naissance de sa fille ?

Sur ce sujet souvent traité, je n’ai trouvé dans cette lecture que peu d’intérêt. Je n’avais jamais lu cette auteure. Peut-être a-t-elle déjà abordé ce sujet. Toutefois, je ne lis ici que des questionnements autour d’un grand vide.

Auteur

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