mankell1Titre : L’oeil du léopard
Auteur : Henning Mankell
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 343
Date de parution : avril 2012

Présentation de l’éditeur :
Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson, adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux: aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois.
1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence,
Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’oeufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine. L’OEil du léopard, publié en 1990 en Suède, s’ajoute à la liste des romans sur l’Afrique (tels Comédia infantil, Le Fils du vent et Le Cerveau de Kennedy) de cet écrivain engagé qu’est Henning Mankell (né en 1948) qui partage sa vie entre la Suède et le Mozambique.

Mon avis :
Mankell a écrit L’oeil du léopard en 1990, il témoigne de sa vie partagée entre l’Afrique et la Suède.
 » Manifestement, dans ce pays, il n’y a pas de rapport de confiance entre les Noirs et les Blancs. Un abîme sépare
leurs deux mondes. D’un  côté on lance des ordres et de l’autre on les reç
oit, c’est tout. »
Hans Olofson part en Afrique (Zambie) pour réaliser de rêve de Janine, une de ses rares amies suédoises. Est-ce parce que ce n’ est pas son rêve, est-ce la culpabilité dans l’accident de son ami Sture, est-ce la recherche constante de sa mère enfuie, mais Hans peine à trouver sa place en Afrique, comme ailleurs. Une opportunité s’offre à lui, il peut tenter d’agir autrement avec les Noirs, ne pas être le sadique maître blanc qui profite du travail des Africains. Mais, il y a une réelle peur en ce pays corrompu, superstitieux. Il est difficile de connaître ses vrais amis, de comprendre cette façon de vivre. Et pourtant, on sent chez Hans Olofson une envie de comprendre, d’aider, de réussir à se faire aimer des ouvriers noirs. Sa naïveté, sa solitude, sa peur et les crises de paludisme  viennent cruellement freiner la réalisation de son rêve.
La construction du roman alterne les paragraphes du présent et du souvenir en Suède. Le narrateur rappelle sa jeunesse en Suède, elle explique son comportement actuel. Ces souvenirs coupent un peu le rythme du récit africain mais sont nécessaires à la compréhension de l’homme.
Hans Olofson se montre souvent indécis et malheureux dans ces choix mais malgré cela, il est un personnage touchant qui tente de comprendre et d’aider les africains.
Henning Mankell bâtit une histoire passionnante, celle d’un homme qui tente de donner une raison à sa vie. Il
nous donne surtout une vision éclairée de la vie en Afrique pour un européen.
« je pourrai lui parler de l’Afrique. De ce continent blessé. De sa superstition et de son infinie sagesse. De sa misère et de sa souffrance que nous, les Blancs, lui avons imposées. Mais je pourrais aussi lui parler de l’avenir de l’Afrique, dont j’ai vu moi- même des signes précurseurs. »
 

    

 

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :