melquiondTitre : On n’est pas sérieux quand on a 60 ans
Auteur : Madeleine Melquiond
Editeur : Max Milo
Nombre de pages : 174
Date de parution : février 2013

Auteur :
Née en 1945, Madeleine Melquiond est agrégée d’histoire-géographie et diplômée de l’ENS. Après une carrière de journaliste et de pédagogue, elle se consacre à l’écriture. Elle a déjà publié Longtemps j’ai vécu avec une bouteille ( Albin Michel, 2008), collabore à la revue Verso et à La revue des cent voix. Elle participe également à des ateliers d’écriture et de lecture à voix haute.

Présentation de l’éditeur :
Madeleine Melquiond dénonce les clichés sur les seniors, les conseilleurs en tout genre qui prétendent dire aux sexagénaires ce qu’il faut faire et livre un portrait d’elle-même et des retraités tout aussi drôle qu’émouvant.

Elle démontre que les sexagénaires ne sont plus des vieux, mais des adultes enfin détendus, que la société devrait respecter plutôt que de les infantiliser. Elle incite tous ceux qui n’acceptent pas d’être jugés improductifs parce qu’ils ont passé le cap de la retraite à faire entendre leurs voix, diverses et sans complexes, et à ne pas être la proie du « marketing pour seniors ».

Mon avis :
Lorsque j’ai découvert la maison d’édition Max Milo, le titre du livre de Madeleine Melquiond m’a tout de suite accrochée. Ce parallèle avec le ver de Rimbaud, transposé à un âge qui s’approche davantage du mien, me semblait prometteur tant en conseils qu’en divertissement.
L’auteur a 60 ans, elle sait donc de quoi elle parle. Elle est retraitée, ancienne journaliste et pédagogue et connaît donc bien le domaine des  » donneurs de leçons » qui profitent de ce nouveau marché des sexagénaires.
Tout est bien vu avec une bonne dose d’ironie, de remarques acides mais pourtant si réelles. Est-ce la peur de la solitude et de la mort ou ce marketing acharné qui poussent les sexagénaires à avoir un emploi du temps de ministre en répondant aux offres de voyages, de clubs sportifs, de bénévolats, de cours d’université du
troisième âge et même des sites de rencontre.
Je me suis retrouvée dans la morale de l’auteur qui tend à déculpabiliser le sénior et qui prône la sagesse, la paresse, la liberté.
Je rejoins cette citation de Pascal,  » J’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose qui est de ne
pas savoir demeurer en repos dans une chambre
. »
Bien évidemment, il est facile de dire qu’il suffit de rester indifférent aux remarques désobligeantes des plus jeunes, d’assumer son âge, ses envies de continuer à porter des jeans ou à faire des tours de manèges tant que la maladie ou les symptômes de dégénérescence ne vous perturbent pas trop la vie.
Chacun a la liberté de vivre son âge comme il l’entend sans se sentir obligé de suivre ces règles de marketing sur la retraite active.
« Ne pas baisser les yeux, c’est plus important que de lisser ses paupières au laser. »
Voici un livre qui me déculpabilise de profiter d’une grasse matinée, de passer un après midi plongée dans la lecture d’un roman, qui m’évitera de porter une coupe courte et rousse et de m’inscrire à un voyage organisé au Maroc ou ailleurs.
Voilà, après ce beau discours, je vais aller faire ma demi heure de marche quotidienne en vieux survêtement molletonné avec mon petit toutou. Mince, j’ai pas de chien, ni de survêtement molletonné.

Je remercie les Éditions Max Milo pour cette divertissante mais réaliste lecture.

plume

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

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