OPATitre : Le jour où j’ai rencontré ma fille
Auteur : Olivier Poivre d’Arvor
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 264
Date de parution : 21 août 2013

Auteur:
Olivier Poivre d’Arvor a publié plusieurs essais et romans, dont, chez Grasset, Le Voyage du fils (2008). Diplomate, spécialiste des échanges culturels internationaux, il est depuis 2010 le directeur de France Culture.

Présentation de l’éditeur :
Tout commence par l’âge qui vient : alors qu’il atteint la cinquantaine, le narrateur apprend qu’il est stérile. Il s’aperçoit, en même temps, qu’il ne désire rien de plus qu’être père. Mais si le corps refuse ? Tout recommence au Togo, quelques mois plus tard, lorsqu’il rencontre une petite fille de sept ans, Amaal, et qu’il décide de l’adopter. Mais là encore, comment fait-on quand on est un homme célibataire pour devenir père ?
Des laboratoires parisiens où il découvre son azoospermie aux terres de l’Afrique fertile où l’espoir renaît, des labyrinthes de l’administration au vol Lomé-Paris qui ramènera enfin sa fille chez eux, Olivier Poivre d’Arvor nous raconte le chemin initiatique de deux ans qui a changé sa vie. Pour la première fois, cet homme pudique lève le voile sur un sujet tabou.

Mon avis :
Parmi les nombreux livres de la rentré littéraire, j’ai choisi ce récit autobiographique d’Olivier Poivre d’Arvor parce que j’avais beaucoup aimé son roman, Le voyage du fils. Peut-être moins à l’aise, l’auteur dévoile un épisode intime de sa vie privée, et je n’ai pas vraiment été émue par cette confession sous forme de rapport.Un des objectifs d’ Olivier Poivre d’Arvor est de témoigner et donner espoir à tous ceux qui, comme lui, veulent briser le sort et fonder une famille, donner une lignée au nom. Si, nous apprenons effectivement que la stérilité masculine est de plus en plus fréquente et que le désir d’enfant peut aussi toucher les hommes, je crains que peu d’hommes célibataires aient un jour l’espoir d’adopter sans la célébrité et le niveau social de l’auteur. Mais je dois avouer que la première partie est relativement intéressante puisqu’elle explique les raisons de la stérilité et les mécanismes de son identification.
Par contre, la recherche d’une éventuelle paternité parmi ses nombreuses conquêtes met en évidence une vie assez dissolue (tout comme son frère prêt à l’aider). Un style de vie et une façon de l’aborder qui ne me convainc pas dans son besoin soudain d’avoir un enfant si ce n’est pour ce désir de survivre autrement que par l’écriture. Cette démarche un peu égoïste et cet étrange amour aussi soudain qu’inexpliqué pour cette jeune togolaise m’ont empêché de comprendre et de m’émouvoir.
La rencontre entre Amaal et Olivier est le résultat de discussion entre connaissances, de désirs de part et d’autres. Mais l’auteur n’est pas parvenu à me convaincre qu’il y avait dans cette adoption de l’amour, de l’altruisme. Chacun semble égoïstement pallier à ses manques. Est-ce que le trop plein de cadeaux va faire le bonheur de cette enfant ? Est-ce que le nouveau père va savoir sacrifier un peu de sa liberté à l’épanouissement de cet enfant ?
 » Elle avait un besoin manifeste de filiation et moi un désir absolu de paternité. »
Bien évidemment, adopter en Afrique n’est pas aussi simple et la seconde partie du récit explique les nombreuses démarches administratives nécessaires. Les arrangements pour établir un état civil inexistant, les rancœurs de membres du consulat, les nouvelles règles d’adoption retardent la possibilité d’emmener Amaal en France. Toutefois, cette partie du récit est peut-être trop atypique pour servir de témoignage à d’autres adoptants.
Dans ce récit très décomplexé, le « rapport aux femmes » et les motivations de l’auteur me laissent perplexe.

Je remercie la librairie Chapitre d’Orléans qui m’a prêté ce livre dans le cadre du Club de Lecture.

RL2013 Challengedelete

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

27 août 2013 à 11 h 51 min

Pas convaincue du tout par les écrits de cette fratrie



27 août 2013 à 14 h 36 min

Je l’ai croisé et lui ai parlé des dizaines de fois à l’occasion du Marathon des Mots de Toulouse dont il est l’un des piliers, mais je n’aurai jamais cru qu’il avait vécu un truc pareil Oo



29 août 2013 à 11 h 18 min

Je ne suis pas tentée cette fois-ci.



5 octobre 2013 à 16 h 32 min

Je note ce livre, les événements de cette histoire vont sûrement m’intéressés.



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