almadaTitre : Après l’orage
Auteur : Selva Almada
Littérature argentine
Traduction : Laura Alcoba
Éditeur : Métailié
Nombre de pages : 144
Date de parution : 6 mars 2014

Auteur :
Née en 1973 à Entre Ríos, elle vit aujourd’hui à Buenos Aires. Elle a écrit plusieurs recueils de nouvelles. Après l’orage est son premier roman.

Présentation de l’éditeur :
Un garage au milieu de nulle part, province du Chaco, nord de l’Argentine. La chaleur est étouffante, les carcasses de voiture rôtissent au soleil, les chiens tournent en rond. Le Révérend Pearson et sa fille Leni, seize ans, sont tombés en panne ; ils sont bloqués là, le temps que la voiture soit réparée. El Gringo Brauer s’échine sur le moteur tandis que son jeune protégé Tapioca le ravitaille en bières fraîches et maté, et regarde avec curiosité ces gens si différents qui lui parlent de Dieu.
Dans ce huis clos en plein air, le temps est suspendu, entre-deux, l’instant est crucial : les personnages se rencontrent, se toisent, s’affrontent. C’est peut-être toute leur vie qui se joue là, sur cette route poussiéreuse, dans ce paysage hostile et désolé, alors que l’orage approche.
Selva Almada signe ici un premier roman époustouflant de maîtrise, avec une prose sobre, cinématographique, éminemment poétique.

Mon avis :
Je suis toujours assez ébahie de voir comment en si peu de pages, un auteur peut me faire percevoir avec autant de précision des personnages et des lieux. Selva Almada cible l’essentiel en choisissant les détails importants à cette compréhension.
Le révérend Pearson a cette obsession du Christ dans chacune de ses paroles. Depuis son baptême évangélique organisée par sa mère pour lui donner un avenir, il use de ses yeux et de ses mots pour « récurer les esprits sales, les rendre à leur pureté originelle et les remplir de la parole de Dieu. » Il sillonne les chemins avec sa fille Léni, adolescente partagée entre l’amour de son père et la vision éclairée de cette croyance omniprésente.
El Gringo Brauer, garagiste cinquantenaire lui, croit davantage à la nature et c’est ainsi qu’il a élevé Tapioca, jeune garçon abandonné par sa mère dans sa station service.
Dans ce huis-clos au sein du garage, conceptions opposées et ressemblances de parcours vont s’affronter entre les quatre personnages jusqu’à ce que la nature et les hommes éclatent.
 » Méfiez-vous des mots forts comme des mots jolis. Méfiez-vous de la parole du patron comme de celle de l’homme politique. Méfiez-vous de celui qui dit être votre père ou votre ami. Méfiez-vous de ces hommes qui prétendent parler à votre place et dans votre intérêt. »

Un premier roman à ne pas manquer.

Selva Alamada sera présente au Salon du Livre du 21 au 24 mars 2014 et c’est dans le cadre d’une lecture commune avec Eimelle que j’ai lu ce roman pour saluer la venue de l’Argentine, invité d’honneur du Salon.

 

 

 

 

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

21 mars 2014 à 10 h 42 min

Ce premier roman récolte bien des éloges…! C’est sûrement mérité, je vais y jeter un œil de plus près !



eimelle
21 mars 2014 à 11 h 07 min

voilà qui donne envie de s’y pencher! Merci pour ta participation à la LC!



21 mars 2014 à 19 h 27 min

J’ai beaucoup aimé moi aussi, c’est très fort pour un premier roman !



22 mars 2014 à 23 h 14 min

Beaucoup d’enthousiasme autour de ce livre.



23 mars 2014 à 8 h 29 min

Un premier roman à ne pas manquer !!!… je le note alors !



alexmotamots
23 mars 2014 à 8 h 43 min

Il a l’air passionnant, ce premier roman.



23 mars 2014 à 8 h 57 min

Tu me donnes envie (comme souvent!) 😀





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