Auteur : Zeruya Shalev
Littérature israélienne 
Titre original :
Traducteur : Laurence Sendrowicz
Editeur : Gallimard 
Nombre de pages : 368
Date de parution : 17 août 2023

 

Deux femmes dans l’ombre de Mano

Dans les années 40, Rachel, quinze ans, s’engage dans la lutte contre la présence des Britanniques en Israël avec son camarade Mano Rubin. Ils commencent par transporter des armes et des messages avant de participer aux actions de sabotage. Amoureux et unis par le même idéal, ils se marient. Mais un an plus tard, sans aucune explication, Mano refuse de revoir Rachel et demande le divorce. Chacun fait sa vie de son côté, hanté par les ombres du passé.
Sur son lit de mort, Mano n’a pas oublié Rachel. Quand il confond sa fille Atara avec son premier amour, celle-ci, surprise, se lance dans une quête sur l’identité de Rachel et sur le passé d’un père qui l’a toujours rejetée.

Atara, une famille recomposée

Atara est architecte spécialisée dans la conservation du patrimoine à Tel Aviv.

A quoi bon conserver le patrimoine d’un pays qui n’a aucune chance d’exister dans deux ou trois générations ?

Lors d’un projet professionnel, elle croise le regard de Doronn.  Ce coup de foudre brise leur foyer respectif, chacun étant marié et parent. Les adolescents pâtissent de cette recomposition. C’est pourtant Eden, leur fils commun, choyé qui perd pied. Engagé dans l’armée, il souffre de traumatismes de guerre et il peine à affronter l’avenir. D’autant plus que Doronn et Atara, malgré leur passion amoureuse respective, forment un couple en conflit permanent.

Rachel

En 1948, après son divorce, Rachel a refait sa vie. Elle s’est installée dans les territoires libérés entre le mont des oliviers et le Jourdain. Elle a deux fils. Amihai est un ultra orthodoxe et Yaïn, un fils aigri en rébellion contre sa mère.
La vieille dame s’accroche à l’espoir de rencontrer Atara, la fille de son premier amour. Atara, un prénom qui lui rappelle tant de souvenirs.
Mais un drame familial bouleverse cette entrevue.

Rejoindre la source

Qu’est-ce qui empêche le coeur de rejoindre la source ?

Le récit semble se perdre dans les étapes d’un deuil inattendu. Cette partie m’a semblé longue. D’une part parce que c’est un sujet largement traité et d’autre part parce que cela ne me semblait pas le sujet principal du livre.
Rejoindre la source, guidés par les dernières paroles d’un mourant est le fil conducteur pour ces fils et filles marqués par les conséquences de la guerre. Malheureusement, il se perd dans le drame intime d’une femme.
Toutefois, j’ai aimé le style de l’auteur et ce regard sur un pays, une époque qui a déchiré les couples, les croyances et les territoires.

 

 

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

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