Titre : La petite dernière
Auteur : Fatima Daas
Éditeur : Noir sur blanc
Nombre de pages : 192
Date de parution : 20 août 2020

 

« Je m’appelle Fatima. », une petite phrase répétée à chaque début des courts chapitres de ce monologue. Comme si l’auteur devait s’imprégner de son identité. Une identité qu’elle peine à construire, tiraillée entre ses racines, son éducation et ce qu’elle sent vivre en elle.

Alors, cette petite phrase, elle la complète avec d’autres assertions. Je suis née en France, je suis musulmane, je suis asthmatique, je vis à Clichy, je suis la petite dernière… des petites choses qui la composent, qui la rendent différente de sa famille, qui la mettent en équilibre instable dans sa vie d’adulte. une vie d’adulte où elle veut aussi affirmer son homosexualité.

En répétant inlassablement ses origines, elle nomme les identités qui la font se sentir mal pour mieux dégager ensuite une façon d’être où s’assumer.

 » L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. »

Pendant toute son enfance, sa mère lui a reproché d’être un garçon manqué.Comment lui faire comprendre que l’homosexualité n’est pas un choix.

Pour vivre sereinement son amour pour Nina, Fatima doit faire ce chemin difficile d’assumer ses origines, sa religion et son homosexualité.

Le premier roman de Fatima Daas fait la Une des revues littéraires. Il surprend et conquiert les lecteurs par sa forme proche du slam. C’est novateur, moderne mais cela peut aussi lasser le lecteur plus conventionnel. Personnellement, sur le même sujet, je suis plus sensible à la confession de Nina Bouraoui, Tous les hommes désirent naturellement savoir.

Ce n’est donc pas un coup de cœur chez moi, mais je reconnais que le roman se démarque et que les sujets de fond sur l’intégration, la double culture et le mal-être de celui ou celle qui ne se sent pas à sa place et que l’on peut d’ailleurs universaliser, sont particulièrement bien traités.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

8 septembre 2020 à 12 h 31 min

et pourtant, j’ai bien envie de le lire ( je l’ai en numérique)



8 septembre 2020 à 16 h 32 min

J’ai hâte de le lire, car j’avais lu de bons avis sur ce premier roman.



8 septembre 2020 à 22 h 01 min

Il m’attend! Hâte de le faire ma propre idée !



10 septembre 2020 à 3 h 22 min

Un roman qui me tente beaucoup, ne serait-ce que pour le personnage principal.





12 septembre 2020 à 16 h 34 min

Merci pour ta courte chronique. Je pense tout de même lire ce roman, car, et tu le dis bien en fin d’article, il aborde des thèmes importants et intéressants.



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