Titre : Wonderfuck
Auteur : Katharina Volckmer
Littérature allemande 
Traducteur : Colin Reingewirtz
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 240
Date de parution : 10 janvier 2024

 

Un huis-clos

Katharina Volckmer situe son récit dans un centre d’appels londonien. Là, des conseillers de différentes nationalités, répondent aux clients d’une agence de voyage. Chacun, bilingue, écoute les plaintes des vacanciers et tente de leur venir en aide.
Les conversations sont enregistrées, parfois débriefées en groupe par Simon, le chef d’équipe. Les pauses sont réglementées et même la couleur orange des toilettes est étudiée pour éviter d’y passer trop de temps.

Un personnage

Jimmie, un trentenaire d’origine italienne, est le personnage central. Haut en couleurs, obèse, mal fagoté, grimé avec le rouge à lèvres de sa mère, il profite de l’anonymat d’une conversation téléphonique.

Merci d’avoir patienté. Mon nom est Jimmie. Comment puis-je vous aider ?

Son aide est souvent bien étonnante. Dans un mauvais accent italien, Jimmie n’hésite pas à entrer dans les fantasmes des clients. Son voisin, l’allemand Wolf, tente parfois de le remettre dans le droit chemin. Mais celui qui fut acteur dans une entreprise de pompes funèbres n’a aucun filtre.
Il craint tout de même la prochaine convocation du chef d’équipe. Celui-ci aurait pu avoir vent de ses frasques avec Daniel dans les toilettes de l’entreprise.

Drôle, choquant mais touchant

L’auteur récidive avec un roman loufoque, provocant. Mais derrière cet écran humoristique, se glisse le difficile management d’un centre d’appel, les goûts étranges des clients aisés des hôtels balnéaires. Et surtout, la solitude affective et sexuelle d’un homme sensible et différent, catalogué par une société conventionnelle.
Cet genre de romans un peu farfelu n’est pas vraiment mon univers. Mais j’ai fini par éprouver une profonde tendresse pour Jimmie.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

21 mars 2024 à 14 h 23 min

Pourquoi pas, pour découvrir Jimmie.



31 mars 2024 à 17 h 59 min

Autant j’avais aimé son premier roman « Jewish cock » au sujet pas évident, j’ai peu apprécié ce roman.
Je trouve qu’il consiste en une série de sketch de réponse à des clients d’un centre d’appels? Des lieux communs et un manque d’humour.
Lisez donc Jewish cock.



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