wiazemskyTitre : Une année studieuse
Auteur : Anne Wiazemsky
Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 261
Date de parution : janvier 2012

Résumé de l’Editeur :
« Un jour de juin 1966, j’écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8e. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je lui disais encore que j’aimais l’homme qui était derrière, que je l’aimais, lui. J’avais agi sans réaliser la portée de certains mots. »

Mon avis :
Je trouve Anne Wiazemsky très touchante dans ce récit. Elle nous confie avec naturel une partie de sa vie. Après nous avoir relaté ses débuts au cinéma dans Jeune Fille, elle parle ici de sa rencontre avec Jean-Luc Godard.

C’est une adolescente avec toute sa naïveté, sa peur de grandir et de blesser sa famille.
On doit faire attention à son comportement lorsque l’on est la petite-fille de François Mauriac et la fille d’un
prince.

 » me mesurer à la fois à la fougue de Jean-Luc et aux valeurs traditionnelles de ma famille demandait beaucoup de
force.
« 

Elle peine à savoir si elle aime vraiment cet homme mûr qui peut parfois être étouffant, colérique mais aussi émouvant. Il semble que ses sentiments évoluent facilement en fonction des autres, ce qui est naturel à cet âge incertain.
« Aimer, c’est dépendre de l’autre, donc perde sa liberté« .
Puis, l’amour est plus fort que tout et elle ose affronter sa famille, ses désirs.
Il n’est pas si simple de supporter les ragots, les méchancetés des jaloux ou la hargne des photographes. Mais seules ses études en souffriront car son domaine, elle le sait désormais c’est le cinéma ou le théâtre.
 » dans mon amour pour Jean-Luc, il y avait l’amour de son métier, de ses films et de ses amis : j’étais autant amoureuse de
lui que de son univers. Cet amour n’avait-il pas commencé quand j’avais vu Pierrot le Fou et Masculin Féminin?
« 

J’aime beaucoup ce style fluide, simple qui fait preuve de simplicité et de naturel. Anne Wiazemsky nous fait partager sa joie de vivre dans ce milieu si particulier du cinéma. Elle évoque aussi les débuts de l’agitation politique qui va mener à mai 68, notamment dans les couloirs de l’université de Nanterre et
avec le film La chinoise.

Auteur

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