Titre : Je chemine avec Angélique Kidjo
Auteur : Sophie Lhuillier et Angélique Kidjo
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 176
Date de parution : 8 avril 2021

 

Je chemine avec…

Je ne reviens pas sur l’objectif et la forme de ces petits livrets d’entretiens. J’en ai précédemment parlé lors de ma chronique de Je chemine avec Nancy Huston. Dans le cadre du mois africain, je continue ma découverte avec cette artiste béninoise, Angélique Kidjo.

L’importance de l’éducation

Angélique Kidjo a toute sa place dans cette collection. Pour elle, l’éducation  est le fer de lance de notre société. Et je la rejoins entièrement sur ce point.

Pour elle, tant que l’éducation ne sera pas devenue la priorité de tous les adultes, la justice et la paix ne pourront pas régner dans le monde.

Née en 1960, dernière d’une fratrie de dix enfants, Angélique a été élevée dans une lignée de femmes fortes, féministes. Même son père favorise l’éducation des filles et lui inculque l’importance de s’exprimer sans haine et sans violence.
A dix-neuf ans, forte des succès des pionnières, Miriam Makeba et Aretha Franklin, Angélique Kidjo est reconnue comme une star au Bénin.

Départ pour la France

En 1983, ne pouvant plus s’exprimer en tant qu’artiste en raison de la dictature, Angélique décide de fuir en France, pour continuer à chanter librement.

L’entretien se centre surtout sur sa carrière, ses rencontres, ses opportunités, ses premiers albums et récompenses. Mais la musique est pour l’artiste un moyen de véhiculer messages et valeurs.

Musiques sans frontières

Après les succès de ses deux premiers albums, Géraldine s’engage sur une trilogie musicale sur l’esclavage en intégrant les musiciens de trois continents. Elle travaille avec les plus grands, Philippe Glass, David Byrn ( Talking Heads) et Timothy Walker, directeur artistique du London Philarmonic.

Une célébrité au service des autres

Ambassadrice Unicef depuis 2002, elle crée en 2006 Batonga, une association pour promouvoir l’éducation secondaire des filles.
Lors de la célébration du centenaire de l’Armistice de la première guerre mondiale, elle chante sous l’Arc de triomphe.

François Mori/ POOL/AFP)

 

Sa rencontre éphémère avec Vladimir Poutine et Donald Trump lui fait froid dans le dos.
Conscient que le pouvoir de l’argent tue davantage que le nucléaire, elle appelle aux actions citoyennes.

A nous de réfléchir à notre consommation.

L’entretien de Sophie Lhuillier avec Angélique Kidjo nous offre un beau regard sur la culture africaine. Sans le dire, cette artiste est une adepte de la philosophie Ubuntu.

La peur empêche le questionnement, la réflexion, l’amour de s’installer.

Pour rompre avec la peur, il faut apprendre à connaître les autres.
Structuré de façon identique, l’entretien avec Nancy Huston me semblait moins centré sur la carrière de l’auteur, plus ouvert sur les questions de société. Mais j’ai aimé découvrir cette artiste africaine que je ne connaissais pas avant la lecture de ce livret. Et j’ai découvert une artiste et une femme dynamique engagée.

 

Je remercie Babelio et les Editions Seuil pour cette lecture.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

14 octobre 2021 à 13 h 08 min

Il faut que je me renseigne sur cette fameuse philosophie Ubuntu….



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