quirinyTitre : Une collection très particulière
Auteur : Bernard Quiriny
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 185
Date de parution : mars 2012

Présentation de l’éditeur :
D’un recueil à l’autre, Bernard Quiriny met en scène l’extraordinaire Pierre Gould, dandy bibliomane et
provocateur par qui l’impossible devient possible. Cette fois-ci, Gould nous fait pénétrer dans sa bibliothèque. Une véritable caverne aux trésors remplies d’auteurs bizarres, de raretés improbables et de chefs-d’œuvre paradoxaux, classés par thèmes : des livres qui s’oublient irrésistiblement en cours de lecture, des livres qui en cachent d’autres dans leurs pages, des manuels de cuisine empoisonnée, des romans qu’on ne peut lire qu’en étant bien habillé et d’autres qui continuent de s’écrire après la mort de leur auteur… Le tout forme une collection unique au monde, et un hommage grandeur nature à la folie littéraire sous toutes ses formes. En guise de complément, deux séries de textes s’intercalent entre les séances de bibliophilie de Gould : une radiographie des folies de notre époque, dans le ton aimable et satirique d’un Marcel Aymé ; et un guide touristique de dix villes à travers le monde, de celle où le bruit n’existe pas à celle bâtie en miroir sur les deux rives d’un fleuve, dans l’esprit inventif et fantastique d’Italo Calvino.

Mon avis :
Tout d’abord, je tiens à remercier  Readingintherain, qui, par ses chroniques, m’a donné envie de découvrir cet auteur. Ce recueil de nouvelles est un plaisir pour l’esprit qui aime flirter avec le fantastique, l’absurde et le cocasse.
Le narrateur, un écrivain sans talent, nous fait découvrir la bibliothèque merveilleuse et les voyages dans des villes étranges (villes miroirs, villes hypermnésiques ou au pouvoir soporifique) de Gould, un personnage récurrent. Dans cette collection particulière on trouve des livres gigognes, des livres sauveurs de vie, des livres tombeaux, des livres que l’on ne peut lire que correctement habillés, des auteurs amnésiques, des livres de cuisine aux ingrédients introuvables. Tout semble dire qu’un livre à des trésors cachés qui ne se dévoilent qu’aux lecteurs curieux. Tout comme la peinture de Schnell qui délivre ses mystères à ceux qui en cherchent la clé.
J’ai particulièrement apprécié les nouvelles de la rubrique  » Notre époque« . L’auteur y prend un fait de société, le détourne telle la science pourrait le faire, le pousse à son extrême. Tout devient alors cocasse, on frôle l’absurde et on en vient à regretter les contraintes inhérentes à notre condition. Car si les gens se mettent à ressusciter, à échanger leurs corps lors d’un acte sexuel ou à changer de noms comme de chemise, comment peut on encore vivre notre identité?
Bernard Quiriny pousse ainsi notre esprit aussi loin que possible dans des mises en abîme ou dans l’absurdité de situations créées par la nature de l’homme. Et c’est un vrai délice que de suivre l’imagination de cet auteur intelligent et cocasse.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

16 janvier 2014 à 11 h 34 min

C’est effectivement très tentant. En voilà un qui file dans la PAL !



16 janvier 2014 à 13 h 24 min

Absurde, cocasse… je note de suite. Je n’ai pas trouvé ce livre, mais un autre titre
L’angoisse de la première phrase que j’ai retenu



17 janvier 2014 à 8 h 53 min

Youhouuu je suis assez fière de moi sur ce coup là
(pourquoi est-ce que cet article réapparait maintenant ? )



    17 janvier 2014 à 12 h 54 min

    Parce que, comme une petite fourmi, je fais du copier/coller pour migrer mes articles de mon ancien blog vers le nouveau. Et je n’ai pas trouvé le moyen de le faire sans vous importuner…



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