farguesTitre : Tu verras
Auteur : Nicolas Fargues
Editeur : P.O.L.
Nombre de pages : 194
Date de parution : février 2011

Résumé :
Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d’écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu’il voulait m’emmener au musée. Il ajoutait toujours :  » Plus tard, tu comprendras que c’est pour ton bien que je te disais ça, tu verras. « 

Mon avis :
J’ai lu de nombreuses critiques élogieuses sur ce livre et appréciant le style de Nicolas Fargues, je ne pouvais pas rater ce dernier roman.
Le thème de la perte d’un enfant ne peut évidemment que nous concerner et nous émouvoir en tant que parents; mais Nicolas Fargues reste très pudique sur ce deuil et garde un oeil très ouvert sur les choses qui l’entourent. Le sujet principal est l’éducation difficile des adolescents, l’ingérence inévitable de tout
parent puis la culpabilité face à sa façon de vivre (divorce, nouvelles rencontres) et enfin celle face à cette perte cruelle.
En tant que parent, il est difficile de ne pas sortir ce fameux « Tu verras », ces leçons de morale parce que nous voulons le meilleur pour notre enfant. Mais il est si difficile de donner des leçons quand notre propre vie n’est pas un modèle. Un enfant ne put pas sortir indemne d’un divorce. Bien sûr, personne ne peut donner de conseils sur l’éducation et malheureusement les parents reproduisent souvent ce qu’ils ont vécu dans leur propre relation parents-enfant.
Tous ces discours paraissent désormais futiles à Colin qui reste seul face à cette peine. Il sait qu’il a perdu sa plus grande réalisation.
 » Cette impression que, quels que soient mes regrets et mes frustrations personnels, quels que soient mes rêves inaccomplis,
c’ était lui et personne d’autre qui donnait du sens et du goût à mes journées. Que je n’avais pas besoin d’aller chercher plus loin que lui pour me trouver moi-même que mon bonheur, comme on dit, c’était de le voir heureux
. »
Alors, on peut être un peu surpris par ce voyage en Afrique et la rencontre avec Monsieur Fofana, mais j’y vois la symbolique de chercher une autre raison à cette vie foutue en l’air, un moyen comme un autre de retrouver des forces pour continuer.
Beaucoup de choses restent en suspens dans cette histoire, comme les motifs de l’accident ou le devenir de Colin mais l’importance du livre est dans l’introspection, le chemin parcouru pour assimiler le pire.
Cette fois encore, j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur qui précise les choses, qui détaille son environnement et qui avance progressivement dans la compréhension d’une situation. Il y a bien sûr beaucoup d’émotions mais aussi un réalisme assez cru et moderne.

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

16 décembre 2013 à 14 h 30 min

Je ne connais pas du tout, je note



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