adimiTitre : L’envers des autres
Auteur: Kaouther Adimi
Editeur : Actes Sud
Nombre de pages : 128
Date de parution : mai 2011

Auteur :
Née en 1986 à Alger, KaoutherAdimi a fait ses études en Algérie avant de venir à Paris, où elle vit depuis deux ans. Ses nouvelles ont été distinguées par le prix du jeune écrivain francophone de Muret (2006 et 2008) et par le prix du Festival inter-national de la littérature et du livre de jeunesse d’Alger (2008). L’envers des autres est son premier roman.

Résumé :
Alger, centre-ville, début du XXIe siècle. Adel et Yasmine, frère et soeur, étaient proches, enfants. Ils ont grandi, changé, ils n’arrivent plus à se parler. Ils s’aiment en silence, entre une mère acrimonieuse et une aînée échouée là avec sa famille, qui peint à longueur de journée comme on s’invente un ailleurs. Au pied de l’immeuble, du haut des balcons et jusque chez eux, on les observe, on commente : ils sont différents, trop beaux et peut-être un peu trop libres, c’est insupportable. Dans une société étriquée par les convenances, dans un pays qu’on quitte plus facilement qu’on ne l’aime, être simplement soi-même est un luxe auquel la jeunesse n’a pas droit… Porté par une construction polyphonique croisant des voix qui ne se rencontrent jamais, L’envers des autres est un roman sensible, violent et lucide, dont la noirceur n’est adoucie que par les naïves rêveries d’une fillette en ballerines de toile.

Mon avis:
C’est par petite touche de couleur, ou plutôt d’ombre que Kaouther Adimi nous dépeint la société algéroise dans ce roman polyphonique. Ce sont des bribes de sentiments, des rencontres, des actes qui expriment le désœuvrement de la jeunesse de ce quartier d’Alger. Mais effectivement, on retrouve le mal-être de n’importe quelle jeunesse au monde. Si ce n’est qu’il y a l’environnement culturel, le carcan de la mère directive, enclin à perpétuer le mariage des jeunes filles et craignant le « qu’en dira-t-on » du voisinage mais aussi les paroles inquiétantes de l’imam. Kaouther Adimi montre parfaitement l’errance des jeunes qui n’ont que deux solutions, émigrer ou se battre. Elle émet la solution constructive de pouvoir faire progresser ces jeunes ayant une formation au sein de leur pays. Toute jeunesse qui sent un avenir productif en son pays n’ira pas vers la drogue ou s’exiler vers un eldorado.
Sans vraiment entrer dans les détails, l’auteur exprime l’errance affective des membres de cette famille et les conditions de vie en Algérie.
C’est une lecture intime et actuelle, un premier roman qui dévoile une profonde humanité et une conscience du monde d’aujourd’hui.

Ce roman a été initialement édité aux Editions Barzach sous le titre Les ballerines de Papicha. Actes Sud a choisi de l’éditer en France sous le titre L’envers des autres.

 

 

 

Auteur

contact@surlaroutedejostein.fr

Commentaires

20 septembre 2013 à 12 h 53 min

Je suis d’accord avec toi : un très bon livre. La désespérance de ces jeunes fait mal



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